L’Italie a approuvé, mercredi, un programme de 20 millions d’euros pour le rapatriement volontaire de quelque 3300 migrant vulnérables, présents en Algérie, en Libye et en Tunisie, en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
L’Italie a annoncé, mercredi 2 avril , l’allocation de 20 millions d’euros (environ 67 millions de dinars tunisiens) pour financer le retour volontaire des migrants en situation irrégulière présents en Tunisie, en Libye et en Algérie vers leurs pays d’origine, a indiqué le ministère italien des Affaires étrangères dans un communiqué.
Mis en œuvre en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ce programme vise à faciliter le retour volontaire d’environ 3 300 migrants issus de « catégories vulnérables » dans ces trois pays.
L’initiative a été approuvée lors de la deuxième réunion annuelle du comité conjoint de coopération au développement et de la onzième session du Conseil national de la coopération au développement. Ces rencontres se sont tenues en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antonio Tajani, du vice-ministre Edmondo Cirielli et du ministre de l’Intérieur, Matteo Piantedosi.
Lors de ces réunions, le comité a également décidé d’augmenter le budget alloué aux projets mis en œuvre par les organisations de la société civile et de mobiliser des ressources supplémentaires pour financer des initiatives innovantes en matière d’investissement dans le capital humain. Par ailleurs, une augmentation des bourses d’études destinées aux étudiants étrangers souhaitant poursuivre leur cursus en Italie a été annoncée.
« L’Italie fait partie des rares pays qui maintiennent un niveau stable de financement de l’aide humanitaire et au développement, même en période de crises. Cela en fait un partenaire clé dans de nombreuses régions du monde », a déclaré Antonio Tajani, cité dans le communiqué.
Le nombre des arrivées par la mer chute de 60% en 2024
Pour rappel, l’Italie est située sur la route migratoire de la Méditerranée centrale. Selon les chiffres officiels, elle a vu le nombre des arrivées par la mer chuter de 60% en 2024, par rapport à 2023, soit 63 246 personnes jusqu’au 29 décembre dernier.
Selon l’agence Nova, cette performance a été réalisée grâce à une mobilisation et des programmes de coopération entre les deux rives de la Méditerranée, en l’occurrence, par des financements visant à améliorer la surveillance maritime et lutter contre les réseaux criminels.
Malgré cela, le nombre de migrants qui se noient en tentant la traversée demeure élevé.
Près de 100 personnes ont perdu la vie ou portées disparues en 2024, selon un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations rendu public le 30 décembre dernier.