À la veille de la fête marquant la fin du ramadan, on parle à nouveau d’une trêve à Gaza. Le Hamas accepte la proposition des médiateurs de restituer cinq otages. Israël en demande le double. Les Israéliens en grand nombre sont descendus dans la rue, le samedi 29 mars au soir, pour faire pression sur le gouvernement afin qu’ils acceptent la voie de la négociation.
Les familles d’otages et les manifestants réclament une nouvelle trêve. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans plusieurs villes israéliennes après une semaine particulièrement chargée en événements en Israël. Seul un accord peut sauver les captifs toujours retenus à Gaza, affirment les manifestants.
« Il faut accepter toutes les offres possibles. Tous les plans sont bons, surtout s’ils permettent de récupérer les otages et aussi de mettre fin aux hostilités. C’est le but principal : terminer la guerre. Les vies humaines, c’est le plus important. C’est que j’explique à mes élèves », affirme Amnon, un manifestant professeur d’histoire dans un lycée de Jérusalem.
Le temps presse
Le Hamas accepte un plan pour une libération de cinq otages, dont l’américano-israélien Edan Alexander. Après des consultations sécuritaires, Israël a transmis une contre-proposition demandant que dix otages soient remis en liberté. Le temps presse, souligne Rimon Levi, un habitué de ces manifestations.
« On espère que le peuple à Gaza se lèvera contre le Hamas, mais s’ils ne l’ont pas fait pendant un an et demi de guerre, ils ne pourront pas le faire maintenant, même s’il y a des petites manifestations », explique-t-il.
Samedi soir, le Hamas a publié une vidéo de l’otage Elkana Bohbot. Sa famille s’est déclarée très préoccupée et terrifiée. « Combien de temps pourra-t-il encore survivre ? » ont questionné ses proches.