Un juge de New York et un autre de Virginie ont suspendu l’expulsion des personnes interpellées aux Etats-Unis.
Un juge fédéral américain a donné partiellement raison à des ONG qui contestaient le décret anti-réfugiés signé vendredi 27 janvier par Donald Trump. Il a ainsi empêché l’expulsion de personnes interpellées depuis le 27 janvier en vertu de ce décret.
Un juge fédéral américain interdit l’expulsion des personnes interpellées aux Etats-Unis
Selon un document du tribunal fédéral vu par l’AFP, la juge fédérale de Brooklyn, Ann Donnelly, qui avait été saisie par plusieurs associations de défense des droits de l’homme, dont la puissante ACLU, a ordonné aux autorités américaines de ne procéder à aucune expulsion de ressortissants iranien, irakien, yéménite, somalien, libyen, syrien ou soudanais disposant des papiers les autorisant à entrer sur le territoire des Etats-Unis.
«C’est une journée remarquable», a déclaré victorieusement le directeur de l’ACLU, Anthony Romero, à sa sortie de l’audition d’urgence.
«Cela montre que quand le président Trump adopte des lois ou des décrets qui sont inconstitutionnels et illégaux, les tribunaux sont là pour défendre les droits de tous», a-t-il ajouté.
Même si l’affaire est loin d’être terminée et qu’une nouvelle audition devrait avoir lieu en février, a précisé l’avocat de l’ACLU Lee Gelernt, «l’important ce soir était que personne ne soit remis dans un avion».
Il a également indiqué que la juge avait ordonné au gouvernement de communiquer la liste de toutes les personnes interpellées dans les aéroports américains depuis le soir du 27 janvier. C’est à cette date en effet que Donald Trump avait signé un nouveau décret interdisant pour une durée de trois mois aux ressortissants de sept pays, à savoir l’Iran, l’Irak, la Somalie, le Soudan, la Libye, la Syrie et le Yémen de pénétrer sur le sol américain. But de cette mesure ? Lutter plus efficacement contre le terrorisme.
Une autre juge fédérale de Virginie a annoncé dans la foulée une décision similaire, concernant cette fois les passagers interpellés à l’aéroport de Dulles, près de Washington, selon le quotidien The Charlotte Observer.
Des dizaines de ressortissants des sept pays concernés ont été arrêtés dans de nombreux aéroports des Etats-Unis suite à ce décret. Selon un responsable de la Sécurité intérieure, près de 375 voyageurs étaient affectés par le décret samedi.
En plus de la plainte déposée par les associations, de nombreuses manifestations étaient en cours dans les aéroports pour demander la libération de ces ressortissants, qui disposent pour la plupart de visas en règle, voire même parfois de la carte verte, titre de séjour américain.
Avec agences