Le Conseil présidentiel libyen, reconnu par la communauté internationale, a mis en garde vendredi contre tout mouvement militaire non autorisé dans la capitale, Tripoli.
Cet appel survient alors que cette dernière connaît une forte tension sécuritaire depuis jeudi soir, avec des forces armées, des armes lourdes et des véhicules rassemblés dans différents quartiers de la ville.
L’exécutif a dit dans un communiqué que « tout mouvement des agences de sécurité et militaires doit être effectué sur la base d’instructions explicites et préalables émises par le Conseil présidentiel et les autorités compétentes et dans le cadre légal spécifié. Tout mouvement en dehors de ce cadre constitue une violation des instructions, qui expose ses auteurs à une responsabilité juridique sans exception ».
Le Conseil présidentiel « appelle toutes les parties à s’engager pleinement à respecter les contrôles et les instructions régissant la sécurité et le travail militaire », soulignant que « la sécurité est une responsabilité collective qui ne tolère pas les efforts individuels ou les décisions unilatérales, qui peuvent perturber la stabilité publique ».
Selon des médias locaux, les tensions militaires actuelles ont été provoquées par des informations selon lesquelles des forces armées ont été repérées en train de se diriger vers Tripoli depuis la ville de Misurata, située à quelque 200 km à l’est de la capitale.
Depuis la chute du défunt dirigeant Moammar Kadhafi en 2011, la Libye est fragmentée. Elle est désormais divisée entre deux administrations : le gouvernement de Tobrouk, basé à l’est et soutenu par la Chambre des représentants, et le gouvernement de Tripoli, basé à l’ouest et soutenu par le Conseil présidentiel.
Xinhua