Je vous prie M. le président, votre déclaration de fin d’année ne m’a pas rassuré

Ezzeddine Zayani

Ezzeddine Zayani

Je vous prie M. le président de la république de bien vouloir m’excuser mais votre déclaration du 31 décembre, pour présenter vos vœux de fin d’année aux tunisiens, ne m’a pas rassurée.

Pour moi, comme pour beaucoup de tunisiens, la fermeté est la seule solution. Il n’y a pas d’autres subterfuges et la constitution à laquelle vous faites référence n’a pas été respectée par les ennemis des tunisiens, les criminels assassins islamistes. Je suis désolé M. le président, vos propos polis, bien mesurés, bref diplomatiques et bien respectueux de votre alliance avec ceux qui sont suspectés par les tunisiens d’avoir été partie prenante dans les malheurs qu’ils endurent depuis 6 ans, ont surpris et ont suscité les appréhensions de nombreux de mes compatriotes.

M. le président nous sommes inquiets maintenant. Vous avez ménagé vos amis mais vous avez omis malencontreusement nos enfants qui n’ont pas atteint parfois le tiers de votre âge et celui du cheikh. Nos enfants veulent et tiennent à leur Tunisie, à leur terre, celle de leurs ancêtres, et qui est entrain de leur échapper, changer de mains.

Personnellement j’ai de nombreux griefs et reproches à l’endroit de l’alliance que vous avez tenue à réaliser avec ceux qui ne m’ont jamais inspirés confiance, mais je suis intraitable, à l’instar de mes compatriotes sur le non retour des terroristes en Tunisie. C’est une ligne rouge qu’elles qu’en soient les considérations politiciennes. La Tunisie appartient et appartiendra à ceux qui ne l’ont jamais trahie.

Ezzeddine Zayani